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Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal.
Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.
Editions de l'Olivier 362 pages Essai PhilosophiqueInformations sur l'auteur...
J'ai découvert ce livre sur le blog de Romanian-Wind que je remercie. Sans sa chronique je serais passée à côté d'une superbe découverte ! Car ce livre est une pépite, il se savoure, se déguste, et ce sans modération. Je suis plus qu'enchantée de cette lecture, mais laissez-moi vous décrire les différentes émotions qui m'ont envahi au fil des pages.
Ce livre, c'est un flot incessant d'images qui se déverse dans notre esprit. Comme un film dont les séquences défilent à une vitesse hallucinante. J'ai été très surprise par la facilité avec laquelle l'auteur nous plonge dans le vif du sujet, nous prenant à témoin d'une triste réalité. J'ai été tour à tour bouleversée, choquée, indignée, outrée, triste, touchée, émue, révoltée. Je suis passée par un nombre incalculable d'états, plus je lisais, plus j'avais envie de lire, une insatiable soif de savoir, comme un gouffre dans lequel vous vous jetez, peu importe les conséquences.
J'ai trouvé certains passages très durs, mais comment pouvait-il en être autrement pour rendre compte d'une si cruelle réalité ? C'est avec notre sensibilité que l'auteur a joué pour nous faire prendre conscience de la cruauté de l'industrie. Une sorte de plaidoyers contre ces ignobles entreprises qui ravagent les animaux et l'environnement. J'ai été littéralement sidérée en lisant certains passages. Je me doutais, j'avais une vague idée de ce que pouvais subir certains animaux, mais ce livre est pire qu'une piqure de rappel, c'est à jamais une image gravée dans mon esprit. Utilisant l'argument des chiens, de la pollution, de la violence, de la maladie... une liste longue comme mon bras de justifications allant à l'encontre de l'industrie alimentaire.
Ce roman ne vous incite pas à devenir végétarien, c'est une erreur de lecture, de traduction que ce titre (Eating Animals). Ce livre nous pousse à porter un autre regard sur le monde qui nous entoure, il nous pousse à nous questionner sur notre quotidien, sur nos habitudes alimentaires. Il ne nie pas en bloc la culture de la viande, il tente simplement de nous faire prendre conscience de ces excès, et de ce à quoi ces excès conduisent. C'est avant tout une question de volonté. Il faut accepter, prendre du recul en lisant ce livre. Il ne faut en aucun cas le voir comme une simple énumération des risques de l'industrie, il faut plutôt le prendre comme un long et pertinent travail de recherche sur un sujet que beaucoup tente d'éviter.
Et c'est là la véritable force de ce livre. Entre témoignages, récits et données chiffrées, cet essai regorge d'informations et il est de notre devoir de faire le tri. Nous devons choisir ce que nous jugeons acceptables, rassembler nos idées pour qu'elles ne forment plus qu'une. Faut-il manger les animaux ? pointe du doigt une troublante réalité qui ne prend tout son sens que face à l'évidence. Je pourrais vous parler de ce roman des heures entières tant il a soulevé des montagnes de sentiments. L'auteur est doté d'une force incroyable, son essai est juste, équilibré et informe le lecteur avant de l'influencer.
Il est étrange de dire que ce roman est un coup de cœur, pourtant il s'agit incontestablement d'un coup de cœur. J'ai été charmée par l'audace de l'auteur, par sa volonté, son énergie, mais surtout par sa passion. On ressent un tel acharnement quant à l'écriture de cet ouvrage que la lecture n'en est que plus exquise. J'ai été totalement conquise et convaincue par cet essai philosophique qui défend les animaux tout en se posant les bonnes questions. Il s'agit d'un incroyable travail que l'écriture de ce livre. Comme l'explique Pollan, «pour manger de la viande industrielle, il faut accomplir un acte presque héroïque dans le refus de savoir ou l'oubli». Un héroïsme nécessaire justement parce qu'il faut oublier bien plus que le simple fait de la mort de l'animal : il ne faut pas seulement oublier que les animaux sont tués, mais aussi COMMENT ils sont tués.Si nous devions un jour découvrir une forme de vie plus puissante et intelligente que nous, et qu'elle nous considère comme nous considérons les poissons, quelle serait notre argumentation contre le fait qu'on nous mange ?
Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal.
Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.
Editions de l'Olivier 362 pages Essai PhilosophiqueInformations sur l'auteur...
Jonathan Safran Foer est un écrivain des États-Unis bien connu pour son roman Tout est illuminé (Everything Is Illuminated) paru en 2002 et adapté au cinéma en 2005 par Liev Schreiber avec Elijah Wood.Avec "Extrêmement fort et incroyablement près", il livre un témoignage poignant sur les attentats du 11 septembre 2001, à travers les yeux d'un jeune garçon hypersensible dont le deuil se transforme en quête initiatique dans les rues de New York. Dans son dernier ouvrage, "Faut-il manger les animaux?" (2009), il utilise son talent littéraire pour plaider contre l'élevage industriel et l'abattage des animaux.Babelio
J'ai lu ce roman dans le cadre de mon RDV En voyage pour... avec ma partenaire Cristy. Le thème de cette édition étant l'auteur Jonathan Safran Foer. J'ai quelque peu hésité avant de sélectionner le livre, mais mon choix s'est finalement porté sur Faut-il manger les animaux ?
Cristy a lu Extrêmement fort et incroyablement près.
J'ai découvert ce livre sur le blog de Romanian-Wind que je remercie. Sans sa chronique je serais passée à côté d'une superbe découverte ! Car ce livre est une pépite, il se savoure, se déguste, et ce sans modération. Je suis plus qu'enchantée de cette lecture, mais laissez-moi vous décrire les différentes émotions qui m'ont envahi au fil des pages.
Ce livre, c'est un flot incessant d'images qui se déverse dans notre esprit. Comme un film dont les séquences défilent à une vitesse hallucinante. J'ai été très surprise par la facilité avec laquelle l'auteur nous plonge dans le vif du sujet, nous prenant à témoin d'une triste réalité. J'ai été tour à tour bouleversée, choquée, indignée, outrée, triste, touchée, émue, révoltée. Je suis passée par un nombre incalculable d'états, plus je lisais, plus j'avais envie de lire, une insatiable soif de savoir, comme un gouffre dans lequel vous vous jetez, peu importe les conséquences.
J'ai trouvé certains passages très durs, mais comment pouvait-il en être autrement pour rendre compte d'une si cruelle réalité ? C'est avec notre sensibilité que l'auteur a joué pour nous faire prendre conscience de la cruauté de l'industrie. Une sorte de plaidoyers contre ces ignobles entreprises qui ravagent les animaux et l'environnement. J'ai été littéralement sidérée en lisant certains passages. Je me doutais, j'avais une vague idée de ce que pouvais subir certains animaux, mais ce livre est pire qu'une piqure de rappel, c'est à jamais une image gravée dans mon esprit. Utilisant l'argument des chiens, de la pollution, de la violence, de la maladie... une liste longue comme mon bras de justifications allant à l'encontre de l'industrie alimentaire.
Ce roman ne vous incite pas à devenir végétarien, c'est une erreur de lecture, de traduction que ce titre (Eating Animals). Ce livre nous pousse à porter un autre regard sur le monde qui nous entoure, il nous pousse à nous questionner sur notre quotidien, sur nos habitudes alimentaires. Il ne nie pas en bloc la culture de la viande, il tente simplement de nous faire prendre conscience de ces excès, et de ce à quoi ces excès conduisent. C'est avant tout une question de volonté. Il faut accepter, prendre du recul en lisant ce livre. Il ne faut en aucun cas le voir comme une simple énumération des risques de l'industrie, il faut plutôt le prendre comme un long et pertinent travail de recherche sur un sujet que beaucoup tente d'éviter.
Et c'est là la véritable force de ce livre. Entre témoignages, récits et données chiffrées, cet essai regorge d'informations et il est de notre devoir de faire le tri. Nous devons choisir ce que nous jugeons acceptables, rassembler nos idées pour qu'elles ne forment plus qu'une. Faut-il manger les animaux ? pointe du doigt une troublante réalité qui ne prend tout son sens que face à l'évidence. Je pourrais vous parler de ce roman des heures entières tant il a soulevé des montagnes de sentiments. L'auteur est doté d'une force incroyable, son essai est juste, équilibré et informe le lecteur avant de l'influencer.
Il est étrange de dire que ce roman est un coup de cœur, pourtant il s'agit incontestablement d'un coup de cœur. J'ai été charmée par l'audace de l'auteur, par sa volonté, son énergie, mais surtout par sa passion. On ressent un tel acharnement quant à l'écriture de cet ouvrage que la lecture n'en est que plus exquise. J'ai été totalement conquise et convaincue par cet essai philosophique qui défend les animaux tout en se posant les bonnes questions. Il s'agit d'un incroyable travail que l'écriture de ce livre. Comme l'explique Pollan, «pour manger de la viande industrielle, il faut accomplir un acte presque héroïque dans le refus de savoir ou l'oubli». Un héroïsme nécessaire justement parce qu'il faut oublier bien plus que le simple fait de la mort de l'animal : il ne faut pas seulement oublier que les animaux sont tués, mais aussi COMMENT ils sont tués.Si nous devions un jour découvrir une forme de vie plus puissante et intelligente que nous, et qu'elle nous considère comme nous considérons les poissons, quelle serait notre argumentation contre le fait qu'on nous mange ?